Depuis quelques années, des créateurs de jeux vidéo tentent de raconter des histoires sous de nouvelles formes. Comme n’importe quel art, des mouvements s’installent, des expressions innovantes s’imposent. La dernière est sans conteste la réalité virtuelle suite aux sorties de casques de grandes marques en 2016, comme Oculus, HTC ou Sony. Mais n’ayant pas assez de matière pour parler de la VR (1) (nous n’avons pas de casque), nous allons traiter d’un sujet plus apte à conquérir le plus grand nombre car il ne nécessite pas de s’équiper de 500€ minimum de matériel supplémentaire.

Ce gros dossier va traiter des jeux vidéo pour monsieur et madame tout le monde, pour celles et ceux qui veulent découvrir ce média ou avoir un guide de bons titres à essayer ou faire découvrir. Je ne pourrais pas parler de tous les titres parmi les genres visités car cela me prendrait une éternité, j’ai donc décidé de mentionner les jeux que je connais. Ceux auxquels j’ai joué, que je conseille et qui rentrent dans la catégorie de ce dossier seront soulignés et mis en gras, j’en parle donc en bon connaisseur.

Retrouvez en bas de cet article la liste complète des jeux conseillés avec leurs supports, leur prix moyen et des liens vers Steam ou GOG (ou une autre plateforme d’achat) ainsi que ceux vers les différents articles si on en a déjà parlé sur le site.

 

Walking Dead simulator

Je vais commencer par les walking simulator, que je vais volontairement simplifier et vulgariser en jeu d’aventure scénaristique. C’est un genre où le joueur vit une histoire dans laquelle il est le héros mais où ses actions sont limitées afin d’accentuer l’importance du message porté. Ainsi les aventures sont parfois linéaire, parfois sujettes à de multiples issues mais dans tous les cas, les interactions sont peu nombreuses ce qui permet à tonton Michel ou madame Michu de se lancer dans le JV sans connaissance et donc de profiter du scénario sans maîtriser l’exact localisation des boutons (sauf dans certains cas). On s’approche alors plus d’un film interactif qu’un jeu vidéo comme on en voit depuis quelques dizaines d’années.

 

 

Il ne faut pas croire non plus que ce genre existe depuis peu car il n’est que l’évolution logique des aventures textuelles comme Zork ou des visual novels comme Steins;Gate (eux-mêmes évolution des premiers) : on a juste appliqué des concepts poussés (de la 3D, des animations, des paroles, de la musique) pour illustrer des pages de textes. Le premier exemple qui me vient en tête est Dragon’s Lair, un jeu horrible sorti sur Laserdic ou NES, qui était en avance sur son temps. Le but était de vivre l’aventure de Dirk qui infiltrait un château. Le joueur devait appuyer sur les boutons au bon moment sous peine de game over. Il vivait donc un moment épique, facile d’accès (le jeu était horrible mais se voulait simple sur le papier) alors qu’un œil extérieur était devant une espèce de film grâce à l’absence d’interface graphique et d’un certain rythme dans l’action. De nombreux jeux sont sortis suivant ce modèle, de près ou de loin, et c’est qui va nous intéresser dans un premier temps.

 

 

Nous avons déjà parlé de deux ténors du genre dans ces colonnes. Heavy Rain des Français de Quantic Dream et The Walking Dead de Telltale Games sont deux titres bien différents mais appartiennent tous deux au même genre, l’aventure scénaristique : vous avez peu de choses à faire et l’accent est mis sur l’histoire. Le premier vous met dans la peau de quatre personnages dans une ville où un serial killer sévit. Votre rôle sera de le démasquer mais aussi de tenter de sauver un enfant kidnappé – enfant de l’un des quatre héros, sinon l’impact serait moindre – par le tueur. Malgré quelques défauts, la tension est présente, parfois étouffante, on veut connaître le dénouement. Le second vous place dans le célèbre univers créé par Kirkman et Moore – vous dirigez ici Lee, un taulard qui va se repentir et accueillir Clementine, une orpheline – mais est presque scénarisé de la même façon : on déplace son personnage dans de petits environnement et l’action s’emballe dans des moments remplis de QTE (2) et de choix à faire (par une interaction ou un dialogue).

 

 

Je marche seul

Maintenant que vous avez la chanson de Goldman dans la tête, on continue. Globalement, ce genre ne sort pas trop des sentiers battus et vous font suivre un chemin tout tracé. L’un des précurseurs est sans doute Dear Esther. À l’origine mode du Garry’s Mod, DE est assez difficile à décrire sans divulgâcher, disons simplement que c’est une aventure très spéciale avec beaucoup de choses à découvrir et à interpréter. Malgré son aspect jeu pour bobo philosophe et sa durée de vie famélique, Dear Esther est une expérience unique à essayer (d’autant plus qu’il n’est jamais trop cher). Je parlais plus tôt de sentiers, dans Firewatch vous allez en voir des kilomètres. Henry rencontre des soucis familiaux et décide de partir loin, de se vider l’esprit. Pour un boulot temporaire, il prend possession d’une tour de guet en pleine forêt et se voit confier la sécurité incendie d’une grande zone ouverte. Vous vous baladez où bon vous semble jusqu’au moment où de la fumée sort des bois et c’est le début d’un périple très angoissant. Seul dans la forêt avec seul contact une femme inconnue à l’autre bout du talkie-walkie, les quelques heures passées dans la forêt de Shoshone sont inoubliables.

 

 

Si vous cherchez des jeux plus posés, sans présence humaine et un peu moins ouverts, la maison vous propose un jeu dans une maison et un autre avec plein de maisons. Gone Home vous ramène chez vous, dans la grande maison familiale. Un seul problème, vous êtes seul-e. Pas une mouche, pas de trace d’effraction, les résidents sont peut-être partis en vacances. Ou pas. Ici et là, des documents jonchent le sol, autant d’indices à récupérer pour comprendre ce qui se passe. Une belle aventure courte, linéaire sur les durs choix de la vie et le regard des autres. D’un autre côté, Everybody’s Gone to the Rapture (du même studio que Dear Esther) vous met dans la peau d’un homme seul dans un village abandonné. Là une lumière étrange, sorte de bulle dorée, prend forme et matérialise des humains. Tel un hologramme de Mélenchon, ces apparitions vous permettent de suivre la vie des villageois plusieurs heures ou jours avant votre arrivée. Si on devine rapidement les évènements passés, EGTTR est un magnifique et mystérieux jeu (l’un des plus beaux jeux que j’ai pu voir) à faire.

 

 

Toujours en vue à la première personne mais avec une présence externe, nous vous conseillons Event[0]. Si ce jeu ne vous dit rien, c’est dommage car les Français d’Ocelot Society ont rendu une belle copie en nous installant dans une aventure à la Kubrick, 2001 pour être plus précis. En cours d’un voyage spatial, votre navette eu un problème et vous échouez à bord d’une station totalement vide. Ou pas car une IA hante cette carcasse volante. Il faudra réussir à dialoguer avec cette machine – le studio a développé une interface de communication basée sur le langage naturel, en Anglais uniquement – afin de lui demander, gentiment ou non, d’ouvrir des portes, de vous expliquer ce qu’il s’est passé, etc. Une aventure oppressante très intéressante et intelligente.

 

 

Une autre aventure stressante se nomme Kona. Seul dans la neige canadienne, vous devez enquêter dans une région qui semble dépeuplée. Avec une petite ambiance à la Silent Hill, sans le gore, ce jeu québécois semble plutôt bon. On vous en a déjà parlé ici et comme il est définitivement sorti il y a peu, nous tenterons de vous en faire un test complet rapidement.

 

 

Paul Prospero, vous, est un enquêteur sur les phénomènes paranormaux. Ethan Carter est un garçon qui vous a envoyé une lettre d’aide. Arrivé dans sa ville, vous remarquez d’étranges choses et vous devrez découvrir ce qui s’y passe. The Vanishing of Ethan Carter vague un peu du côté de la peur, du thriller sans faire vraiment peur. On l’a testé ici, si vous voulez plus de détails.

 

 

The Unfinished Swan commence comme un hymne à la poésie grâce à son aspect minimaliste et mignon. Vous avez simplement un écran blanc en face de vous et il faut y envoyer des balles de peinture noire pour révéler l’environnement qui vous entoure. De nouvelles mécaniques s’ajoutent au cours de l’aventure et on aborde des sujets de plus en plus difficiles et il y a des moments plus sombres comme ce passage où il faut esquiver des araignées ou ce qu’il semble en être car on ne voit que leur yeux.

 

 

En vue subjective, il y a aussi Dream, déjà évoqué ici. Les développeurs de HyperSloth ont créé une aventure très étrange qui se déroule dans l’esprit du protagoniste. Cela permet de créer des environnements atypiques (et donc sans anachronisme avec notre monde connu) dans lesquels évoluer et résoudre des puzzles. Le jeu est super beau, l’ambiance est excellente et le message délivré assez convaincant pour vous conseiller d’y jeter un coup d’œil.

 

 

Expérimentations

Je vais terminer cette section de jeux d’aventure narrative à la première personne (avant d’en citer d’autres bien plus spécifiques plus tard) par deux monuments, Portal et The Stanley Parable. Si vous ne les connaissez pas, asseyez-vous, respirez un bon coup et prévoyez la carte bleue à l’issue de cette présentation car s’il y a des titres à acheter obligatoirement, ce sont ces deux là. Désolé, je vais même tricher car je ne vais pas uniquement parler du premier Portal mais de la licence qui comporte deux opus, tous deux extraordinaires alors qu’il s’agit d’un concept simple : vous parcourez des salles fermées, pas trop grandes, qui font office de puzzle. Pour résoudre ces puzzles, il vous faut réfléchir un peu et vous aider du célèbre portal gun qui permet de poser deux portails qui sont connectés entre eux, cela signifie que passer dans un portail vous faut sortir par l’autre. Pour plus de challenge, la cinétique est conservée, il faut donc parfois gagner de la vitesse par des sauts successifs pour atteindre une plateforme éloignée. C’est du génie de level design, on comprend très vite où il faut aller, les solutions sont malignes, c’est du bonheur. Mais Valve ne s’est pas cantonné à livrer une leçon de game et level design, ils ont aussi enrobé le tout d’une couche scénaristique magnifique avec la très connue GLaDOS. Cette intelligence artificielle est là pour vous tester (vous êtes un cobaye et les puzzles sont des salles de test) et vous vanner à la première occasion. C’est super bien écrit, c’est marrant, c’est touchant, une pure réussite. Quant à Portal 2, c’est encore une plus grande réussite car il fait tout en mieux : plus de niveaux, plus de rigolades, plus de contenus, plus de tout, plus de mieux, achetez ça de suite !

 

 

On dit qu’habituellement, on garde le meilleur pour la fin mais je ne vais pas faire l’affront de dire que The Stanley Parable est meilleur que Portal. Disons juste que TSP m’a offert une expérience tellement folle, sûrement la plus folle que j’ai vécue. C’est donc une aventure où l’on dirige un employé de bureau habitué à faire ce qu’on lui dit sauf qu’un beau jour ces directives stoppent. Apeuré et seul, Stanley sort de son bureau et là, personne. On visite un peu, une voix off se fait discrète, raconte sa vie et celle de Stanley et paf, deux portes ouvertes. La voix propose de prendre celle de gauche. Révolutionnaire sur les bords, je pris celle de droite. La voix se vexe et vous ordonne de faire demi-tour. Con comme je suis, je n’ai pas écouté et vous voilà téléporté devant les deux portes du début. À partir de ce postulat, le jeu devient complètement fou, c’est une succession de choix, d’expérimentations pour découvrir toutes les possibilités imaginées par le narrateur (et le créateur du jeu, Davey Wreden, par extension) C’est très malin et drôle, c’est une aventure que je conseille fortement.

 

 

Esprits tortorés

Dans un autre registre, certains titres font ressortir le petit intello qui est en vous. Mais si, il doit y avoir quelques neurones qui ne servent pas à regarder la télé-réalité là-dedans et si vous savez où ils se cachent, j’ai des jeux à vous proposer. Le plus simple d’entre eux est aussi le plus récent. Le dernier né de Playdead se nomme Inside et est actuellement une exclusivité Xbox One et PC. Vous dirigez un petit garçon qui semble être poursuivi par une entité paramilitaire, sans savoir pourquoi. Votre but sera simplement de rester vivant durant quelques heures car de nombreux pièges et humains voulant votre peau croiseront votre route. Le jeu est super simple, on se déplace quasiment tout le temps vers la droite (Inside se joue en 2D) et deux touches seulement sont de la partie (saut et action). La fin est complètement folle, la fin alternative l’est encore plus, l’histoire est limite incompréhensible et fait travailler notre imagination, les puzzles ne sont pas super compliqués, Inside est un petit phénomène sorti l’année dernière à faire absolument.

 

 

Si Inside vous a tapé dans l’œil, le studio danois a développé Limbo quelques années auparavant. Ici, encore un petit garçon s’enfuit mais il croise de grosses bêtes ce coup-ci. Toujours une vue en 2D mais des puzzles un peu plus compliqués et une histoire encore plus étrange. J’avoue ne pas être un grand fan de ce titre mais il vaut le coup tout de même, d’autant plus qu’il est sorti sur quasiment tous les supports et il se trouve à pas cher.

 

Blow your mind

On complexifie un peu la tâche avec les créations de Jonathan Blow. Celui que l’on peut considérer comme l’un des précurseurs du mouvement indépendant actuel a sorti deux titres simples à diriger mais extrêmement complexes à résoudre mais bien plus intéressants et gratifiants que les sudokus de papy Gérard. En 2008 Braid fit une sortie remarquée : de très bons jeux pouvaient sortir si quelques acharnés s’enfermaient ensemble plusieurs mois. Avec une médiatisation conséquente grâce à Microsoft et le Summer of Arcade (une des meilleures idées que Microsoft ait jamais eu dans le jeu vidéo, malheureusement disparue aujourd’hui, petit ange parti trop tôt), Braid fut un carton total. Vous y incarnez encore un petit bonhomme dans plusieurs plateaux faisant office de puzzles. Jeu de plateforme simple au premier abord (il faut juste récupérer des pièces de puzzle pour continuer), il devient vite casse tête grâce à de nouvelles mécaniques comme le ralentissement du temps ou la création de clones qui refont exactement vos mouvements. Ajoutez à cela une lecture à plusieurs niveaux qui divise les forums avec des tonnes de théories les unes plus folles que les autres.

 

 

Après son nouveau statut de génie, Monsieur Blow a pris quelques séances de nage dans l’or et s’est mis sur un autre projet fou, The Witness. Depuis un an, nous sommes témoin qu’il est très doué et qu’il sait construire des puzzles. Ici vous êtes dans un monde plus ou moins ouvert, en 3D, avec des énigmes très intelligentes à tel point que l’île où se déroule l’aventure semble elle-même être un morceau de la solution finale.

 

 

Suis-moi mon fils !

Dans la droite lignée des jeux à réflexion, il y a sans conteste The Talos Principle, un excellent titre de la Croteam. Habituée aux jeux décérébrés avec Serious Sam, les Croates ont créé une histoire que l’on pourrait rapprocher à la religion avec des robots. À côté de cet aspect méta, il y a des puzzles très malins avec des tourelles, des tétrominos, etc. Pour avoir discuté avec un scénariste, ce projet est quelque chose qui leur tenait vraiment à cœur et ça se ressent dans la qualité d’écriture et d’exécution.

 

La formule Telltale

On a déjà parlé de The Walking Dead et de Heavy Rain mais ce ne sont pas les seuls titres dans ce domaine. Les références les plus logiques sont les autres jeux de ces studios. Avant TWD, Telltale Games a été productif et a sorti de nombreux point & click plutôt simplifiés comme les géniaux Sam & Max ou les moyens Back to the Future et Tales of Monkey Island. D’autres jeux de la licence des morts-vivants sont sortis mais il y a aussi des titres dans l’univers de Fables – le jeu The Wolf Among Us est tiré d’une série de comics où les créatures des contes (comme Blanche Neige, le Grand Méchant Loup) ont fuit leur royaume et se sont réfugiés à New York -, de Borderlands, Game of Thrones, Batman ou encore Minecraft. Ces jeux reprennent tous la même formule, à savoir une aventure très facile d’accès, axée sur les choix et diffusée par épisodes.

 

Un peu d’émotions bordel

Du côté du studio parisien, c’est moins productif mais plus qualitatif. Je ne parlerai pas de The Nomad Soul qui n’a rien à voir avec la choucroute, on va donc commencer avec Fahrenheit. On a ici un jeu d’aventure où Lucas Kane tue quelqu’un lors d’une transe puis tente de découvrir ce qui lui est arrivé. Vos actes ont des conséquences et les QTE sont très nombreux. Malgré une fin calamiteuse, Degré Américain a ouvert la voie pour les nouvelles productions Quantic Dream : des choix, de l’émotion (souvent dans l’intention) basée sur des histoires fortes de la vie, à la limite du méta. Fahrenheit allait vers le dépassement de soi, Heavy Rain vous poussait à bout pour déterminer les limites que vous pourriez franchir pour sauver votre fils, Beyond Two Souls montre l’évolution difficile d’une jeune fille dans sa vie (le regard des autres, elle est repoussée car différente puis manipulée pour exploiter cette différence) et Detroit: Become Human vous place dans un monde avec des androïdes (le jeu n’est pas sorti mais on peut imaginer qu’il y aura une forme de racisme envers les machines).

 

Dure la vie !

Dans la même veine des jeux qui ne demandent pas de maîtriser le maniement d’une manette (la plupart des jeux cités ici sont plus agréables avec un contrôleur de consoleux) les yeux fermés, et dans le même registre que les œuvres de Quantic Dream et Telltale Games, deux titres sortent du lot : Life is Strange et Until Dawn. J’ai déjà parlé du premier donc je vais faire vite. Vous contrôlez Max, une jeune fille un peu paumée qui se retrouve dans une grande université pour y apprendre le métier de ses rêves. Seule, vous entamez une vie d’étudiante sans trop d’amis jusqu’au moment où vous rencontrez Cloe, vous BFF d’enfance. Sauf qu’elle se fait tuer devant vos yeux, ce qui vous débloque un pouvoir pour remonter dans le temps. Coïncidence, je ne crois pas. S’en suit une belle aventure sur l’amitié et le sacrifice, et quelques choix difficiles.

 

 

De l’autre côté, Until Dawn s’approche du jeu français et propose un rollercoaster émotionnel en vous plaçant sur les rails d’un film d’horreur. Très bel hommage aux slashers, le titre de Supermassive oppose huit personnes face à un tueur futé et invisible. Vos choix et votre rapidité d’exécution auront pour conséquence de laisser vivre ou non les protagonistes. Avec un casting cinq étoiles, Until Dawn est une très bonne expérience.

 

Frissons garantis

Si vous êtes amateur-trice de gros frissons, suivez-moi dans l’antre de l’horreur. Il existe un bon nombre d’œuvres vidéo ludique qui foutent les chocottes mais peu sont faciles d’accès car demandent un peu de dextérité. Les titres qui vont suivre sont très bons mais peut-être pas si simple à mettre dans les mains de néophytes.

 

 

Le récent Resident Evil 7 s’est fait remarquer par son ambiance et sa réalisation réussie (et c’est encore plus dingue si vous passez par un casque de réalité virtuelle). Ici vous êtes Ethan Winters qui est à la recherche de sa femme. Des indices vous mènent dans une étrange maison mais vous êtes fait prisonnier par les résidents qui ont une tendance folle à manger d’autres humains. RE7 est une fuite en avant, une course sans fin pour votre survie tout en cherchant des réponses sur ce qu’est devenue votre bien aimée. Une grosse surprise survenue fin 2016 après les étranges épisodes 5 et 6.

 

 

Enfonçons-nous plus loin dans l’horreur avec les jeux de Frictional Games avec les deux Amnesia et Soma, pour ne citer que ces trois titres. Ce sont des jeux très glauques, noirs et flippants. Les bestioles et l’ambiance sont là pour vous ralentir, vous faire hésiter car ce n’est pas gore mais juste assez dérangeant pour en dégoûter plus d’un-e.

 

 

Dans le même registre, je peux vous conseiller les deux Outlast mais ceux-ci vont un peu plus dans le crade et l’horrifique. À ne pas mettre entre toutes les mains

Offrez-vous des fleurs et faites-vous des bisous

Finis les bêtises, on retourne un dernière fois au pays des Bisounours avec des jeux plutôt poétiques et d’autres qui ne se jouent qu’à la souris.

 

 

Envie d’aimer son prochain, la planète ou la vie ? Je vais vous citer trois œuvres de thatgamecompany, un studio très connu pour ses titres très abstraits et oniriques. flOw, Flower et Journey sont très spéciaux et peuvent ne pas plaire à tout le monde à cause d’une histoire très sujette à interprétation. Ce sont plus des expériences que des jeux. Le second vous propose de diriger une petite bulle de lumière et de butiner des fleurs. Oui c’est étrange mais en dire plus risque de gâcher la surprise, regardez la vidéo et laissez la féerie vous enivrer. Le dernier jeu du studio américain est sûrement plus connu. Journey vous fait contrôler un bonhomme emmitouflée dans une tonne de vêtements, tel un bédouin, à travers un désert magnifique. Le jeu est très simpliste mais il dégage quelque chose de très difficile à expliquer. J’ai tendance à ne pas aimer ces moments qui ne racontent rien de façon explicite mais Journey a un truc beau, c’est hallucinant. Et le moment où vous rencontrez un autre personnage – c’est un autre joueur qui se trouve dans le même niveau et le jeu vous connecte automatiquement – avec lequel vous ne pouvez communiquer qu’avec une seule onomatopée, est magique. Peu de jeux proposent cela.

 

 

Un autre titre de ce genre est issu de la tête d’anciens de thatgamecompany. ABZÛ se base sous la mer. C’est super joli mais peut-être un peu moins magique. À tester tout de même.

Mais encore ?!

Les jeux de darons sont aussi souvent synonymes de plateforme. Malheureusement beaucoup de platformers ne sont pas simples d’accès mais certains tentent des choses comme Seasons After Fall. Le titre des Français de Swing Swing Submarine est très joli et plutôt facile car ne demande aucune compétence évoluée à part de réfléchir un peu pour résoudre certains puzzles. C’est un très bon exemple pour jouer avec ses enfants ou tati Danièle.

 

 

Si vous voulez un titre encore moins connu, je vous conseille Undertale, l’un des meilleurs jeux de 2015 que j’ai pu tester (mais que je n’ai toujours pas fini). Un enfant parcourt l’Underground, un monde où les monstres ont été bannis. Le tout est un exemple d’écriture touchante et drôle. Il est aussi possible de terminer l’aventure (c’est un RPG et il y a des combats) sans éliminer un seul monstre. Cela propose un petit challenge mais offre de chouettes perspectives dans l’histoire. C’est assez moche mais l’ambiance, sa qualité d’écriture et sa musique sont tellement folles qu’il est difficile de passer à côté.

 

 

On ne peut pas parler de jeux d’aventure et poésie sans mentionner les jeux chiants (selon moi) de monsieur Fumito Ueda. Sa trilogie poétique, composée de Ico, Shadow of the Colossus et le récent The Last Guardian est un réel chef d’œuvre et un exemple de simplicité sauf peut-être Shadow of the Colossus qui est un peu plus dur que les autres. Dans Ico, vous devez sauver une fille de la griffe de monstres bizarres. SotC est un jeu où il faut abattre d’énormes monstres en leur montant dessus, cela créé un jeu de plateforme très intéressant. Enfin, The Last Guardian offre une belle aventure entre un enfant et un monstre / chien.

 

Mais tu sais pas cliquer !

J’ai envie de terminer avec des jeux où il est presque possible de les terminer d’une seule main sur la souris et l’autre dans la poche. Je parle bien entendu des point & click. Comme son nom l’indique, ce genre consiste à pointer des zones de l’écran avec le mulot et de cliquer dessus. Cela permet d’avancer ou d’interagir avec le décor ou les PNJ (3). Vous débloquez alors des éléments qui vous permettent d’évoluer dans l’histoire. Il existe des P&C depuis très longtemps et il va être très difficile de les lister. De plus, de nombreux autres genres tout aussi intéressants et aptes à être mentionnés dans ce dossier s’en inspirent, c’est pourquoi j’ai fait une liste plutôt hétéroclite triée sur le volet. Il m’est impossible de parler de tous les bons jeux, j’ai donc sélectionné tout type de qualité, d’âge et je passerai rapidement sur chacun car sinon cela me prendra une éternité.

 

 

Commençons par les plus méconnus (du grand public) d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Prisoner of Ice se place dans l’univers de Cthulhu, c’est plutôt bien écrit, les énigmes sont bien pensées, une pépite à trouver sur GOG. Si vous êtes adepte de l’histoire et plus précisément de l’Égypte et Versailles, j’ai quelque chose qui peut vous intéresser. Les jeux éponymes vous place dans les grandes époques de ces lieux et vous demandent de résoudre des affaires comme un complot contre le roi.

Même si elle a eu des hauts et des bas, la série des Chevaliers de Baphomet n’est pas à mettre de côté. Nico et George essaient toujours de résoudre des mystères ayant la religion et l’histoire. C’est marrant, pas trop difficile, la série tente de revenir depuis peu. Je vous conseille tout de même les anciens épisodes, mieux écrits. Enfin, le boss du old school est peut-être Sanitarium où l’action se passe dans un asile (évidemment !) que l’on tente de fuir après avoir été interné. Par mégarde ? Ou pas ?

 

Se pendre avec le câble de la souris !

 

Dans le genre pure point and click hardcore, une série revient toujours dans les conversations. Myst est une saga compliquée car les puzzles sont parfois très difficiles et il faut aimer lire. Beaucoup lire. Je me souviens encore de la découverte de Myst (je ne sais plus lequel exactement) dans lequel une bibliothèque offre la possibilité de lire des tonnes de bouquins, de vrais gros bouquins. Mon dernier souvenir de ce jeu est une partie de frisbee avec le CD acheté à pas cher avec un magazine genre PC Jeu. Faut pas m’énerver putain ! (à l’époque l’accès Internet était plutôt rare dans mon patelin et l’ETAJV ne proposait pas de soluce).

 

 

Si vous cherchez un genre dans la même veine, Obduction est sortie l’année dernière et même s’il n’est pas tout à fait réussi, cela reste un jeu facile à lancer car les anciens Myst ont pris un sacré coup de vieux.

 

 

Tu cliques à gauche puis tu cliques à droite !

Calmons-nous et allons vers des choses plus abordables avec deux séries plus cools. Syberia et The Longuest Journey sont deux aventures que l’on suit à travers deux femmes. Kate, de Syberia, est avocate est doit négocier un rachat d’usine en France mais tout ne se passe pas normalement. Dans TLJ, April est étudiante et se voit embarquer dans une sombre histoire de guerre entre des mondes. Deux séries très bonnes d’autant plus que leurs derniers épisodes sont récents, Syberia 3 est sorti fin avril 2017 et Dreamfall Chapters est sorti en 2015 (et bientôt sur console).

 

 

Je peux aussi vous conseiller un studio spécialisé dans ce genre de production même si le résultat final n’est pas toujours au top. Les Espagnols de Pendulo ont été découverts avec Runaway: A Road Adventure. Suivi de deux autres titres, cette trilogie vous fait suivre les aventures de Brian et Gina. Humour, puzzles simples, mafieux et mysticisme sont au rendez-vous. Les jeux sont sympa, surtout le premier, ça vaut le coup d’essayer. Pour aller plus loin dans leurs œuvres, le studio a aussi créé les licences The Next Big Thing et Yesterday. Un peu moins bons, vous pouvez faire l’impasse mais l’ensemble est souvent en promotion sur Steam, l’occasion de peut-être jeter un coup d’œil malgré tout.

 

 

Dans le même style, les Allemands de Daedalic sont connus grâce à la série des Deponia. Avec quatre jeux au compteur, la saga s’axe autour d’un personnage rigolo et d’une aventure assez simple.

 

 

Et si vous voulez rester dans le point and click basique, je peux vous conseiller Technobabylon, une aventure plutôt corsée mais excellente dans un univers futuriste,

 

 

Amanita Design s’est spécialisé dans les jeux mignons. Machinarium, Botanicula ou Samorost sont choupi comme tout et plutôt faciles.

 

Je suis pas fonctionnaire !

La sélection du chef s’étend à des jeux plus techniques et tout autant merveilleux. Le premier qui me vient en tête n’est autre qu’un jeu politiquement incorrect de par son propos premier car vous y incarnez un agent d’un poste frontière d’un pays pas très démocratique. En bons Français que nous sommes, nous allons prendre notre temps et laisser les personnes de bonne intention passer sur notre territoire. C’est bien sûr sans compter sur une histoire où notre famille est menacée par des conditions horribles comme la famine, le froid ou la maladie. Chaque journée vous rapporte de l’argent en fonction de votre efficacité et si vous vous trompez, des pénalités peuvent tomber. Petit à petit des conditions s’ajoutent comme les visas, les scans corporels et autres libertés individuelles bafouées. Papers, Please, développé par Lucas Pope est cynique, facile d’accès (uniquement la souris) et propose une certaine vision de notre monde.

 

 

Si on cherche un autre jeu se basant sur les libertés fondamentales, on peut regarder du côté d’Orwell. Référence possible au chef d’œuvre littéraire (1984), Orwell vous met face à un ordinateur de la police d’une société fictive. Vous allez devoir fouiller dans la vie de plusieurs personnes pour voir le bout de l’histoire sauf que vous pourrez décider d’inculquer certains suspects. Une question de morale surgit alors vis-à-vis de la vie privée d’autrui.

 

 

Enfin, si l’envie de jouer les flics vous tente, mais du bon côté, Her Story est fait pour vous. Ici aussi devant un PC fictif, vous allez devoir découvrir ce qui est arrivé à une femme. L’ordinateur vous offre une interface de consultation de vidéos et de recherche. Avec des mots clés, vous pourrez découvrir de nouvelles vidéos et ainsi découvrir le fin mot de l’histoire.

 

LucasArts

Toujours dans le monde des jeux à souris, je vois déjà les connaisseurs faire les gros yeux car je n’ai pas mentionné certains titres. Ne vous inquiétez pas, rangez vos fourches car je vais faire un paragraphe dédié au studio dieu des années 90, LucasArts, son successeur spirituel, Double Fine, et quelques jeux associés à cet esprit.

Ayant trouvé la formule pour transformer n’importe quel jeu en or, les Américains ont créé des œuvres qui font toujours parti des meilleurs du genre. Commençons par The Monkey Island. Chef d’œuvre intemporel, Guybrush Threepwood, le héros, veut devenir un pirate. Avec ses dialogues merveilleusement écrits et ses puzzles malins, Monkey Island est un titre à part, un jeu à faire absolument. Et si les titres old school vous font peur, sachez que depuis quelques années, certains sont remasterisés en HD et c’est le cas de celui-ci, aucune raison donc de passer à côté.

 

 

Si le premier titre était excellent, le second l’est tout autant. La Revanche de LeChuck est aussi bon et aussi remis au goût du jour : à faire aussi absolument.

Dans la gamme des jeux estampillés SCUMM (le nom du moteur qui faisait tourner les jeux d’aventure de LucasArts), on retrouve bien sûr Maniac Mansion et sa suite (sûrement plus connue) Day of the Tentacle. Le premier raconte le sauvetage de la petite amie de Dave alors que le second se passe juste après le soulèvement du tentacule pourpre aperçu dans le précédent titre. Ayant acquis une conscience, il met le monde dans sa poche et le trio de héros est dispersé à diverses époques. Hoagie va dans le passé, durant le règne des Pères Fondateurs, Bernard reste dans le présent alors que Laverne est emmené dans le futur dystopique contrôlé par le poulpe violet. Les époques sont reliées entre elles, une action dans le passé a une conséquence dans le futur, cela amène donc des puzzles très bien pensés. Associé à une qualité d’écriture au top, ce titre est considéré parmi les meilleurs de son genre. Bonus sur le gâteau, une édition refaite comme Monkey Island est disponible depuis quelques mois.

 

 

Idem pour la saga des Sam & Max, d’abord sortis chez LucasArts puis ressortis dans d’excellentes versions chez Telltale (mais ce ne sont pas des remasters). Ici vous contrôlez un duo débile de détectives privés composé d’un chien (Sam) et d’un lapin (Max, encore plus débile que son collègue). Tous deux anthropomorphes, ils vont s’enfoncer dans des enquêtes complètement débiles blindées d’humour et de moments loufoques (dans un épisode de Telltale, Max devient président des États-Unis, dans un autre il se transforme en Cthulhu, dans un autre ils voyagent dans le temps, etc.)

 

 

Si je vous parle d’Indiana Jones, vous pensez certainement à la trilogie de films. Si vous avez pensé à un quatrième long métrage, que la honte s’abatte sur vous. Mais on peut plus ou moins vous pardonner car vous avez sûrement en tête Fate of Atlantis, le quatrième jeu issu de l’univers du chasseur de trésor beau gosse. Pour certain-e-s, ce titre n’est autre que la quatrième merveille du point and click et aurait dû être une source d’inspiration pour créer un bon film plutôt que cet étron cinématographique car oui Fate of Atlantis est super bien écrit et respecte l’univers inventé par Lucas et Spielberg.

 

 

À la fin des années 90, le genre ne faisait plus rêver et la piscine de pièces d’or commençait à tirer la gueule. Mais avant la totale déchéance, le studio sortit deux chefs d’œuvre, Grim Fandango et Full Throttle. GF vous fait incarner Manny Calavera, un agent de voyage dans le royaume des morts, son rôle étant d’accueillir les nouveaux décédés et de les diriger dans une croisière à la hauteur du vécu (un truc de merde pour les pourritures et vice versa). Tout va bien jusqu’à ce que Manuel soit accusé de faire partie d’un trafic. De son côté, FT se situe dans une épopée de motards un peu à la Mad Max avec une histoire de meurtre et de fausse accusation.

 

 

L’après Lucas

C’était, selon moi, le champ du cygne du studio. LucasArts fut démantelée et les grands têtes du studio partirent vers de nouveaux horizons. Ron Gilbert s’est fait discret plusieurs années mais Tim Schafer a fondé son propre studio, Double Fine, et a tenté de raviver la flamme. Si Psychonauts, Brütal Legend ou Stacking sont de bons jeux, ils ne rentrent pas dans le contexte de cet article car ils requièrent une certaine dextérité, pas sûr que votre tata soit à l’aise (à la limite, proposez Costume Quest, plutôt simple et mignon mais pas foufou). Du coup vous vous demandez peut-être pourquoi je parle de Double Fine. C’est simple car après avoir fait les jeux cités, ils ont sortis Broken Age, un point and click à l’ancienne qui est plus connu par son financement participatif que par son succès commercial. Premier carton sur Kickstarter, ce jeu fut le démarrage de la folie participative que l’on connait maintenant, Broken Age ayant récupéré 3,45 millions de dollars. Nous avons déjà parlé de ce titre ici mais pour faire un résumé rapide, c’est sympathique mais pêche vraiment sur certains points, surtout sa seconde partie. Malgré ce semi-échec, Double Fine reste dans la course, il a même lancé son propre site de crowdfunding avec ses copains Obsidian et inXile, Fig, et prévoit une suite à Psychonauts et ça, ça m’excite. Mais si les Californiens font parler d’eux en ce moment c’est parce qu’ils ont sortis les remakes HD de Day of the Tentacle et très récemment celui de Full Throttle. Ça fait rentrer des sous et ça vous permet de tester ces jeux légalement car ils avaient totalement disparu.

 

 

Ron, quant à lui, se la coule douce et a essentiellement sortis deux titres qui sortent du lot. The Cave est une aventure où trois personnes aux capacités différentes (à choisir parmi huit) parcourent une grotte et il faut user des capacités de chacun pour y venir à bout. Enfin, ce grand monsieur est revenu sur le devant de la scène avec le récent Thimbleweed Park, un P&C ultra old school, gros pixel et menu d’interaction comme le faisait Monkey Island en son temps.

 

Aller plus loin

Une fois tous ces jeux maîtrisés (bon courage) et que la combinaison clavier-souris n’a plus de secret pour vous, je vous propose quelques titres pour aller plus loin, des titres qui se veulent être des cousins germains des point and click. Le plus proche parent vous transforme en manager de ce que vous voulez car il en existe des tonnes. Vous pouvez diriger un parc d’attraction avec les anciens Theme Park ou Rollercoaster Tycoon, ou le très récent et excellent Planet Coaster (ou Rollercoaster Tycoon World mais je ne le conseille pas car sa sortie fut catastrophique). Si vous êtes plutôt fan du milieu médical, un seul jeu est à conseiller, Theme Hospital. Si vous préférez le milieu carcéral, Prison Architect est fait pour vous. À chaque fois, ces jeux commencent à vous donner une certaine somme d’argent et des objectifs. À vous de réussir les missions comme bon vous semble du moment que vous ne faites pas faillite.

 

 

Si diriger des petites zones ne comblent pas vos désirs de pouvoir, vous pouvez passer à l’étage supérieur avec le contrôle d’une ville avec SimCity ou Cities: Skylines. Si pour SimCity vous avez plusieurs jeux possibles, je vous conseille fortement l’édition 3000 ou le numéro 4, alors que Cities: Skylines (dont on a parlé plusieurs fois ici ou là) est beaucoup plus récent et s’avère même meilleur ! Ici aussi, vous faites prospérer un territoire avec l’argent que l’on vous donne et le game over arrive au moment de la banqueroute.

 

 

Une ville ne vous suffit pas ? Vous êtes de la famille de Trump ? Soyez rassuré-e car le jeu vidéo vous propose aussi de diriger un empire, et il y a du choix. Que vous choisissez un Civilization (diriger un empire à travers les âges), un Endless Space (empire galactique), un Europa Universalis ou Crusader Kings (jeux plutôt avancés de chez Paradox, plutôt périodes classiques), un Caesar, Pharaoh ou Zeus (diriger un empire durant les périodes idoines), il faudra tout régler du commerce à la politique en passant par la guerre et les recherches scientifiques.

 

 

Je viens de vous citer des jeux de stratégie assez peinards mais je vais en donner d’autres qui demandent un peu plus attention, passons donc aux RTS, c’est à dire aux jeux de stratégie en temps réel (Real Time Strategy). Dans ce genre, le terme “temps réel” signifie que vous et vos adversaires (une IA ou d’autres joueurs) exécutent leurs actions en même temps (j’ai un peu triché car c’est le cas dans Pharaoh et compagnie mais c’est assez tranquille), il faut donc être au taquet sous peine de fessée. Si le premier qui me vient en tête n’est autre que le roi StarCraft, celui-ci n’est peut-être pas si aisé, je vous dirigerais donc vers les Age of Empires. Véritables phénomènes lors de leurs sorties (surtout les deux premiers), les “Age of” vous place à la tête de petites armées de diverses anciennes civilisations. C’est assez difficile à prendre en main pour un nouveau venu mais la marge de progression est grande. Une fois ces mécaniques comprises, vous pourrez alors aller sur StarCraft (qui a une histoire plus futuriste) qui est devenu gratuit depuis peu. Dans les RTS, je peux aussi vous proposer la saga des Alerte Rouge (spin-offs excellents de Command & Conquer), les jeux Eugen System (Act of War, Wargame ou Act of Aggression) ou les Cossacks (surtout pas le dernier, jeux dans lesquels vous pouvez diriger plusieurs centaines de troupes).

 

 

Dans l’entre deux, entre les RTS et les jeux de stratégies tranquilles, les Total War sont des opus à mettre dans un coin de votre tête. On retrouve le côté temps réel durant les combats et la gestion de l’empire se fait chacun son tour. L’autre avantage de cette saga est que les périodes de l’Histoire sont vastes car il y a un jeu durant l’époque de Napoléon, un autre durant le Japon féodal, un autre dans la Rome antique et même un dans le monde fantastique de Warhammer !

 

All in

Je sens que je pourrais continuer des heures mais j’ai décidé de me calmer et de donner quelques autres titres pour terminer. Sans genre en commun, ce sont des jeux qui me viennent en tête et qui pourraient vous plaire si vous décidez de ne pas vous prendre la tête ou découvrir le jeu vidéo.

 

 

Il fut un temps où Monsieur Molyneux était respectable, c’était un temps où il avait créé, en autre, Populous ou Black and White. Dans ces deux jeux vous contrôlez un Dieu. Le premier est directement visible dans la carte et vous le dirigez, lancez des pouvoirs, etc. Le second est plus subtil car vous êtes omniscient et vous donnez des instructions à une bête et à vos sujets par l’intermédiaire d’une main géante représentant votre contrôle.

 

 

J’avoue avoir longtemps hésité sur la mention des RPG occidentaux (jeux de rôle qui ne sont pas développés au Japon car les Japonais ont une façon spéciale de faire des RPG) comme Baldur’s Gate ou Fallout mais j’estime qu’ils ne sont pas si simples que cela malgré leurs très grandes qualités. Le seul RPG que je conseillerais est donc Planescape: Torment malgré ses combats nuls à chier. Ce qui sauve ce titre c’est son écriture qui frôle le parfait, tout comme son successeur sorti récemment, Torment: Tides of Numenera (même si apparemment il a de nombreuses lacunes).

 

J’écris cette dernière partie d’article le 23 avril 2017, date du premier tour de l’élection présidentielle. Pour rester dans le thème, on peut aller voir du côté de Democracy 3, un jeu qui vous met à la tête d’un pays comme la France ou les États-Unis. En réglant certains taquets et en prenant des mesures, vous décidez de la politique de votre pays. C’est assez marrant et même si c’est très loin de la vérité, on peut rapidement voir qu’il n’est pas aisé de contenter toutes les classes de la population.

 

 

Vous avez aussi surement remarqué que je n’ai pas parlé de jeux sur mobile. C’est normal car franchement je n’y connais pas grand chose. Mais certains titres sortent quand même du lot à tel point que je peux vous en conseiller. Le premier n’est autre que Reigns, une espèce de Tinder monarchique où les décisions se font en swappant l’écran (par exemple “oui” à gauche et “non” à droite). C’est addictif et génial. Il y a aussi A Normal Lost Phone aperçu l’année dernière qui vous place dans le cas où vous auriez retrouvé un téléphone au sol d’une personne ayant des soucis dans sa vie. C’est très bien écrit, ça vaut le coup. Toujours sur téléphone, et vu lors du même salon, Antioch est une aventure coopérative où deux détectives doivent enquêter sur une salle affaire.

 

 

Il y a aussi deux jeux que j’ai vu lors de la Paris Games Week, Oniri Islands et SwapTales : Léon ! Oniri est une belle fable où il faut déplacer de petites figurines sur une tablettes, c’est super joli et très bien pour les enfants. Léon! est un titre où un petit garçon va vivre une chouette aventure mais pour avancer il faudra changer son environnement en transformant le texte associé aux images. Par exemple dans la phrase “Le petit Léon n’arrive pas à atteindre le haut de la grande armoire”, si vous inversez “petit” et “grand”, Léon deviendra grand et l’armoire sera petite. C’est très malin et attendrissant.

 

 

Enfin je terminerai sur un autre jeu vu durant la PGW. Epistory se joue uniquement sur PC car il faut un clavier et c’est tout ! Toutes les actions doivent être tapées avec les touches et suivant des mots qui apparaissent à l’écran.

 

C’est enfin fini ?

Avec cette tonne de jeux, vous pouvez désormais inviter vos amis, membres de votre famille, voisins réticents au jeu vidéo, copain, copine et leur montrer qu’on peut faire de belles choses et que c’est à la portée de tout le monde, qu’il n’est pas nécessaire de savoir diriger les sticks ou la souris à la perfection. Nul doute que vous trouverez le bon élément pour la bonne personne. Je n’ai bien entendu pas donné tout ce qui me passait par la tête car sinon cet article serait deux ou trois fois plus grand. Si vous avez eu le courage de le lire en entier et que vous avez une question, n’hésitez pas à demander. Bonnes découvertes !

 

  1. VR : Virtual Reality, la réalité virtuelle donc
  2. QTE : Quick Time Events. Il s’agit d’effectuer une action précise en un temps limité
  3. PNJ : Personnage Non Joueur, un personnage dirigé par l’IA qui sert très souvent à vous donner des choses à faire, comme votre mère

Résumé des jeux présentés

Certains des jeux présentés possèdent des suites ou des titres plus anciens dans la même saga. Je ne les ai pas tous mis ici, n’hésitez donc pas à fouiller le net à la recherche du titre qui vous conviendra le plus en terme de prix, de feeling ou autre.

  • Steins;Gate sur PS Vita et Windows, environ 30€. Steam. Test sur TAG
  • Steins;Gate 0 sur PS Vita ou PS4, environ 55. PS Store. Test sur TAG
  • Dragon’s Lair sur Laserdisc, PlayStation, NES et autres
  • Heavy Rain sur PS3 et PS4, environ 30€. PS Store. Dossier sur TAG
  • The Walking Dead sur iOS, Android, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One, PC, environ 23€. GOG. Dossier sur TAG
  • Dear Esther sur PC, Xbox One et PS4, environ 10€. GOG
  • Firewatch sur PC, Xbox One et PS4, environ 20€. GOG
  • Gone Home sur PC, Xbox One et PS4, environ 20€. GOG
  • Everybody’s Gone to the Rapture sur Windows et PS4, environ 20€. Steam
  • Event[0] sur PC, environ 20€. GOG
  • Kona sur PC, Xbox One et PS4, environ 20€. GOG. Preview sur TAG
  • The Vanishing of Ethan Carter sur Windows et PS4, environ 20€. GOG. Test sur TAG
  • The Unfinished Swan sur PS3, PS4 et PS Vita, environ 13€. PS Store
  • Dream sur Windows, environ 10€. Steam. Test sur TAG
  • Portal sur PC, PS3 et Xbox 360, environ 10€. Steam
  • The Stanley Parable sur PC, environ 12€. Steam
  • Portal 2 sur PC, PS3 et Xbox 360, environ 20€. Steam
  • Inside sur Windows, PS4 et Xbox One, environ 20€. GOG
  • Limbo sur PC, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et mobile, environ 10€. GOG
  • Braid sur PC, PS3 et Xbox 360, environ 15€. GOG
  • The Witness sur PC, Xbox One, PS4 et mobile, environ 37€. GOG
  • The Talos Principle sur PC et PS4, environ 40€. Steam. Preview gamescom sur TAG
  • Sam & Max Save the World sur Windows, Xbox 360 et Wii, environ 20€. GOG
  • Back to the Future: The Game sur PC, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et mobile, environ 24€. GOG
  • Tales of Monkey Island sur PC, PS3, Wii et mobile, environ 20€. GOG
  • The Wolf Among Us sur PC, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et mobile, environ 23€. GOG
  • Tales from the Borderlands sur PC, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et mobile, environ 23€. GOG
  • Game of Thrones: A Telltale Games Series sur Windows, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et mobile, environ 28€. GOG
  • Batman: The Telltale Series sur Windows, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et mobile, environ 23€. GOG
  • Minecraft: Story Mode sur Windows, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4, PS Vita, Wii U, Swich et mobile, environ 23€. GOG
  • Fahrenheit sur PC, PS2, PS4 Xbox et mobile, environ 6€. GOG
  • Beyond Two Souls sur PS3 et PS4, environ 30€. PS Store. Dossier sur TAG
  • Detroit: Become Human sur PS4 (pas encore sorti)
  • Life is Strange sur PC, Xbox 360, Xbox One, PS3 et PS4, environ 20€. Steam. Test sur TAG
  • Until Dawn sur PS4, environ 35€. PS Store
  • Resident Evil 7 sur Windows, PS4 et Xbox One, environ 50€. Steam
  • Amnesia: The Dark Descent sur PC et PS4, environ 20€. GOG
  • Amnesia: A Machine For Pigs sur PC et PS4, environ 20€. GOG
  • SOMA sur PC et PS4, environ 30€. GOG
  • Outlast sur PC, PS4 et Xbox One, environ 20€. GOG
  • Outlast 2 sur Windows, PS4 et Xbox One, environ 30€. GOG
  • flOw sur PS3, PSP, PS Vita et PS4, environ 5€. PS Store
  • Flower sur PS3, PS Vita et PS4, environ 8€. PS Store
  • Journey sur PS3 et PS4, environ 15€. PS Store
  • ABZÛ sur Windows, PS4 et Xbox One, environ 20€. Steam
  • Seasons After Fall sur Windows, PS4 et Xbox One, environ 15€. Steam. Test sur TAG
  • Undertale sur PC, environ 10€. GOG
  • Ico sur PS2 et PS3, environ 15€. PS Store
  • Shadow of the Colossus sur PS2 et PS3, environ 18€. PS Store
  • The Last Guardian sur PS4, environ 35€. PS Store
  • Call of Cthulhu: Prisoner of Ice sur Windows, PlayStation et Saturn, environ 6€. GOG
  • Égypte : 1156 av. J.-C. – L’Énigme de la tombe royale sur PC et PlayStation
  • Versailles 1685 : Complot à la cour du Roi Soleil sur PC et PlayStation
  • Les Chevaliers de Baphomet sur PC, PlayStation, Game Boy Advance et mobile, environ 6€. GOG
  • Sanitarium sur Windows et mobile, environ 10€. GOG
  • Myst sur PC, Saturn, PlayStation, 3DO, PSP, Nintendo 3DS, mobile et autres, environ 6€. GOG
  • Obduction sur PC et PS4, environ 30€. GOG
  • Syberia sur PC, PS2, PS3, Xbox, Xbox 360, Nintendo DS et mobile, environ 10€. GOG
  • The Longuest Journey sur Windows et mobile, environ 10€. GOG
  • Syberia 3 sur PC, PS4, Xbox One, Switch et mobile, environ 40€. Steam
  • Dreamfall Chapters sur PC, PS4 et Xbox One, environ 30€. GOG. Preview sur TAG
  • Runaway: A Road Adventure sur Windows et mobile, environ 10€. GOG
  • The Next Big Thing sur PC et mobile, environ 10€. Steam
  • Yesterday sur Windows et mobile, environ 10€. Steam
  • Deponia sur PC, PS4 et mobile, environ 20€. GOG
  • Technobabylon sur Windows, environ 15€. GOG
  • Machinarium sur PC, PS3, PS Vita et mobile, environ 10€. GOG
  • Botanicula sur PC et mobile, environ 10€. GOG
  • Samorost 2 sur PC, environ 6€. GOG
  • Papers, Please sur PC, PS Vita et mobile, environ 10€. GOG
  • Orwell sur Windows, environ 10€. GOG
  • Her Story sur PC et mobile, environ 6€. GOG
  • The Secret of Monkey Island sur PC, PS3, Xbox 360, Amiga, Sega CD, mobile et autres, environ 10€. GOG
  • Monkey Island 2: LeChuck’s Revenge sur PC, PS3, Xbox 360, Xbox One, Amiga et autres, environ 10€. GOG
  • Day of the Tentacle sur PC, PS4, PS Vita et mobile, environ 15€. GOG
  • Maniac Mansion sur Commodore 64, Apple II, IBM PC, Amiga, Atari ST et NES
  • Sam & Max Hit the Road sur PC, environ 6€. GOG
  • Indiana Jones and the Fate of Atlantis sur PC, Amiga et Wii, environ 6€. GOG
  • Grim Fandango sur PC, PS4, PS Vita et mobile, environ 15€. GOG
  • Full Throttle sur PC, PS4 et PS Vita, environ 15€. GOG
  • Costume Quest sur PC, PS3, Xbox 360 et mobile, environ 10€. GOG
  • Broken Age sur PC, PS4, PS Vita, Ouya et mobile, environ 23€. GOG. Test sur TAG
  • The Cave sur PC, PS3, Xbox 360, Wii U et mobile, environ 13€. Steam
  • Thimbleweed Park sur PC, PS4, Xbox One et mobile, environ 20€. GOG
  • Theme Park sur PC, 3DO, Mega Drive, Amiga, Saturn, PlayStation, Super Nintendo, mobile et autres, environ 6€. GOG
  • Rollercoaster Tycoon sur Windows et Xbox, environ 6€. GOG
  • Planet Coaster sur Windows, environ 40€. Steam
  • Rollercoaster Tycoon World sur Windows, environ 32€. Steam. Preview gamescom sur TAG
  • Theme Hospital sur Windows et PlayStation, environ 6€. GOG
  • Prison Architect sur PC, PS4, Xbox 360 et Xbox One, environ 40€. GOG. Interview du créateur sur TAG
  • SimCity 3000 sur PC et mobile, environ 10€. GOG. Test de la version mobile sur TAG
  • Cities: Skylines sur PC et Xbox One, environ 30€. Steam. Preview gamescom sur TAG ici et ici
  • Sid Meier’s Civilization VI sur PC, environ 60€. Steam. Preview gamescom sur TAG
  • Endless Space sur PC, environ 20€. Steam. Preview d’Endless Space 2 sur TAG
  • Europa Universalis IV sur PC, environ 40€. Steam
  • Crusader Kings II sur PC, environ 40€. Steam
  • Caesar sur Windows, Amiga et Atari, environ 6€. GOG
  • Pharaoh sur Windows, environ 10€. GOG
  • Zeus: Master of Olympus sur Windows, environ 10€. GOG
  • StarCraft sur PC et Nintendo 64, gratuit. Site de Blizzard
  • Age of Empires II sur PC et PS2, environ 20€. Steam
  • Command & Conquer: Alerte Rouge 3 sur PC, PS3 et Xbox 360, environ 10€. Steam
  • Act of War: Direct Action sur Windows, environ 10€. GOG
  • Wargame: European Escalation sur PC, environ 10€. GOG
  • Act of Aggression sur Windows, environ 30€. Steam. Preview gamescom sur TAG
  • Cossacks: European Wars sur Windows, environ 6€. GOG
  • Total War: Attila sur PC, environ 40€. GOG
  • Populous sur PC, Amiga, Super Nintendo et autres, environ 6€. GOG
  • Black & White sur PC
  • Planescape: Torment sur PC et mobile, environ 20€. GOG
  • Torment: Tides of Numenera sur PC, PS4 et Xbox One, environ 45€. GOG. Preview gamescom sur TAG
  • Democracy 3 sur PC, environ 25€. GOG
  • Reigns sur PC et mobile, environ 3€. GOG. Article sur TAG
  • A Normal Lost Phone sur PC et mobile, environ 3€. Steam. Preview sur TAG
  • Antioch: Scarlet Bay sur mobile (pas encore sorti). Preview sur TAG
  • Oniri Islands sur tablette (pas encore sorti)
  • SwapTales : Léon ! sur tablette, environ 5€. AppStore
  • Epistory – Typing Chronicles sur PC, environ 15€. GOG

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