Galerapagos : Koh Lanta dans une boite.

galerapagos

« Après le naufrage de votre bateau, votre groupe de survivants se retrouve sur une île déserte où l’eau et la nourriture se font rares. Seule solution pour échapper à ce cauchemar : construire ensemble un grand radeau pour embarquer les survivants, mais le temps presse

car un ouragan pointe à l’horizon… »

Comme un jeu d’ambiance n’arrive jamais seul, aujourd’hui je vous présente Galerapagos, le nouveau jeu de chez Gigamic. A mi chemin entre Koh Lanta et les naufragés, Galerapagos vous propose de survivre sur une ile déserte, avec vos compagnons d’infortunes, et de construire un radeau avant qu’un ouragan arrive.

Le point matos.

galerapagos

Galerapagos est une jolie petite boite aux illustrations réussis, qui collent très bien au thème, et elles sont signées Jonathan Aucomte. A l’intérieur vous avez un sac, avec 6 boules en bois, 54 cartes épave, des cartes météo, état du survivant et radeau, un plateau de jeu et un porte carte « épave de bateau », le tout est de bonne qualité, et encore une fois les illustrations des cartes font très bien le taf et mettent clairement dans l’ambiance.

Comment ça se joue ?

Galerapagos est un jeu coopératif mais pas trop (c’est écrit sur la boite). Ce qui veut dire que vous allez œuvrer tous ensemble dans un but commun, mais il n’y aura peut être pas assez de place sur le radeau pour tout le monde, et qu’il faudra éliminer des gens, et la jouer un peu perso, car la jouer collectif c’est bien, mais s’en sortir c’est mieux.

Au début du tour de jeu, on révèle une carte météo, et le joueur actif peut effectuer une action parmi les quatre disponibles :

galerapagos

  • Pécher du poisson : le joueur qui choisit cette action doit piocher une boule dans le sac, le nombre de poissons péchés est indiqué sur la boule, cela peut aller de 1 à 4 poissons.
  • Collecter de l’eau : sur la carte météo révélée en début de tour, il y a une icône eau avec un chiffre à l’intérieur qui indique combien d’eau le joueur peut récolter durant ce tour, cela peut aller de 1 à 3. On déplace donc le marqueur eau du même nombre de case que le chiffre indiqué sur la carte météo.
  • Collecter du bois et construire le radeau : lorsque le joueur actif effectue cette action, il fait avancer le disque de bois d’une case sur la piste, puis il peut, s’il le désire, piocher de 1 à 5 boules, pour faire avancer le disque encore plus loin sur la piste. Si les boules sont blanches, tout va bien, on avance le disque, par contre si c’est une boule noire, le joueur actif se fait piquer par un serpent, et est malade durant un tour. Dès que le disque atteint l’étape 6 de la piste, on ajoute une carte radeau sur l’emplacement prévu.
  • Fouiller l’épave : le joueur actif peut piocher une carte épave et l’ajoute a sa main.

Il est également possible de jouer des cartes de sa main, il y a des cartes à effet permanent, d’autres à effet instantanée, et d’autres qui sont totalement inutiles.

galerapagos

Dès que tout les joueurs ont effectués leurs actions, il faut que les survivants puissent boire et manger. Dans un premier temps on recule le marqueur eau d’une case par survivants présents, et s’il n’y a pas assez d’eau pour tout le monde, on procède a un vote pour savoir qu’elle est le survivant qui mourra de soif et qui sera donc éliminé du jeu. Et on fait de même pour la nourriture. Bien sur lors d’un vote il peut y avoir des surprises, un joueur peut jouer des cartes à ce moment là pour sortir un sandwich de son sac, ou une bouteille d’eau ou bien encore le flingue …

La partie prend fin de 3 manières différentes :

  • Quitter l’île : A n’importe quel moment, lorsque les joueurs sont prêt à quitter l’ile, ils peuvent le faire, mais pour ça, il faut qu’il y ait autant de carte radeau que de joueur présent, il faut que tout les joueurs puissent boire et manger. Et il faut en plus une ration d’eau et de nourriture par joueur, pour le voyage. Si ces conditions sont remplies, les survivants gagnent la partie.
  • Arrivée de l’ouragan : lorsque la carte ouragan est révélé, les survivants doivent pouvoir quitter l’île avant la fin du tour, les conditions pour quitter l’île sont les mêmes.
  • Hécatombe : la partie prend fin si tous les joueurs meurent de fin, et dans ce cas, tous les joueurs ont perdus.

Alors du coup ça dit quoi ?

Galerapagos est un bon jeu, le coté coopératif se ressent bien, il faut parfois la jouer perso, provoquer les choses afin d’éliminer du monde en espérant avoir une place sur le radeau, ce qui n’est pas toujours gagné, surtout que l’ouragan arrive plus vote qu’on ne le pense.

Au final Galerapagos propose un jeu ou tout les coups sont permis, les alliances, les trahisons, les fausses promesses, le tout dans une ambiance très convivial, car n’oublions pas que c’est un party game, et que le but c’est vraiment de passer un bon moment, et pas de se faire des ennemis (quoi que …).

Galerapagos est un jeu de Laurence et Philippe Gamelin, édité par Gigamic, pour 3 à 12 joueurs, pour des parties de 20 minutes.

 

 

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