Troisième preview d’un jeu avec de gros robots en quelques jours. Deuxième jeu de stratégie en tour par tour avec de gros robots en quelques jours. Deuxième jeu de robots chez Paradox. Si les grosses carcasses de fer n’étaient pas vraiment l’idée centrale de cette gamescom, les deux précédents titres semblaient receler de très bonnes idées et celui que l’on va vous présenter n’a pas à jalouser Robothorium ou Stellaris. Suite à une énorme campagne Kickstarter, le studio américain Harebrained Schemes est en train de développer le jeu ultime de stratégie en tour par tour avec des mecha.

BattleTech

Petit retour historique sur BattleTech. Cet univers de science-fiction a vu le jour en 1984 et met en scène des BattleMechs (les robots) pilotés par des MechWarriors (humains) utilisés pour faire la guerre dans un monde où l’espace a été conquis et est dirigé par cinq grandes maisons. Un jeu de rôle apparu en 1985 et bien d’autres formats suivirent comme des comics, une série animée, des jeux de figurines à la Warhammer, etc. Et s’il existe un univers qui cartonne quelque part, la règle 34 s’y applique mais on vous laissera chercher avec un filtre parental… Mais là je digresse… Il y a aussi la règle de l’argent car des gens (parfois scrupuleux) foncent pour créer des adaptations vidéoludiques. C’est alors que l’on compte 23 adaptations (selon Wikipédia) de l’univers BattleTech en jeu vidéo ! Si la qualité de ces titres n’est pas égale, certains se sont fait remarquer à certains degrés comme MechWarriorMechCommander ou les tous premiers BattleTech. Certains des anciens créateurs se retrouvent maintenant chez Harebrained Schemes et se sentaient nostalgiques de cette belle époque du jeu PC et ont donc récolté près de 3 millions de dollars en financement participatif pour réaliser une suite de ce nom.

C’est donc accompagné de Mitch Gitelman, cofondateur du studio qui bosse sur la série depuis vingt ans, que j’ai pu poser mes mains sur la dernière version de BattleTech chez Paradox, éditeur de ce super jeu. L’histoire vous place dans la peau d’un mercenaire engagé par une reine déchue afin de reprendre son trône. Le studio n’hésite pas à prendre exemple sur l’excellent XCOM pour expliquer son oeuvre : tout le jeu sera basé sur l’histoire qui vous emmènera à différents endroits dans des batailles épiques. Si on n’a pas pu voir l’entre-deux missions, nous avons pu pleinement profiter d’une rixe sur le sol d’une superbe planète rouge. Votre équipe de quatre mechas a pour but d’éliminer les cibles adverses pour avancer. Si c’est très basique, c’est une excuse totalement recevable pour illustrer les mécanismes de combat.

BattleTech

Comme son cousin de chez Firaxis, les bastons se déroulent un camp après l’autre mais avec une gestion différente de l’initiative d’attaque. Chacun de vos robots ont une classe allant du très léger au très lourd. Cela est représenté par un chiffre simple : le 4 étant le tank suprême alors que le 1 est le petit scout. BattleTech divise donc les initiatives par puissance et ordonne les attaques de telle sorte : robot 4  ; robot 3 ; robot 2 ; robot 1 et ainsi de suite. Les machines de destruction massive débute donc toujours le tour, cette particularité offre une dimension tactique rafraîchissante et jamais vue (du moins cela ne parle pas) car chaque déplacement et placement doivent être encore plus méticuleux sous peine de sanction suite à de multiples tirs puissants. Justement certaines machines sont équipées de haut en bas, de quoi faire pâlir de jalousie n’importe quel-le adepte du bel armement : lasers, missiles, lances-flammes et bien d’autres joujoux peuvent prendre place sur ces bels ouvrages et peuvent être utilisés en un seul tour si des conditions sont respectées. Vous pouvez alors décider que telle arme tire sur tel ennemi alors que l’autre balance la sauce ailleurs en un seul coup, validez et admirez le déluge de destruction. Jubilatoire.

 

C’est bien beau de tout faire exploser mais nous avons affaire à un jeu de stratégie et non à Call of Duty : il faudra gérer plusieurs caractéristiques pour espérer réussir vos missions. La première chose à faire sera de chouchouter vos machine à tuer. Outre la classique barre de vie, les dégâts ont été localisés afin de s’attaquer aux parties que vous souhaitez. Ainsi il sera possible de détruire une jambe pour empêcher les ennemis de se ruer vers vous pour ensuite vous cacher dans le brouillard de guerre pour mieux contourner ensuite ou faire confiance à vos unités équipées de fusils longue distance. Un robot devient hors service définitivement si ses deux jambes, son pilote ou son moteur sont détruits, viser juste et bien devient alors crucial (mais c’est plus compliqué d’y arriver). Il faudra ensuite veiller à ce que vos armes ne surchauffent pas (tout comme votre machine). Si c’est le cas, vous devrez attendre pour réutiliser la même attaque – n’oubliez pas que vous avez plusieurs équipements et que vous pourrez faire usage des autres mais ils ne seront peut-être pas adaptés à la situation – ou aller dans un lac pour accélérer le refroidissement. Cette gestion de la chaleur est très importante car elle peut totalement désactiver une machine plusieurs tours. Certains robots sont alors spécialisés à cette tâche grâce à des sauts puissants pour parcourir une grande distance d’un coup pour enchaîner avec du feu au corps à corps. Enfin il faut savoir que les réparations ne sont autorisées qu’entre deux missions, il faudra donc être vigilant tout le long d’une mission pour espérer y arriver.

Cette présentation de BattleTech m’a fait baver. Étant un grand fan des tactical à tour par tour et des gros robots, les mécanismes et la réalisation de cette monture ont de quoi plaire. Ça sortira l’année prochaine et on a hâte d’y retourner.

Voici une vidéo de la mission que l’on m’a montrée :

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