Je disais récemment que les jeux vidéo en coopération se faisaient rares. Ce n’est pas tout à fait exact car quelques studios indépendants pensent encore à créer des titres réussis et marrants. C’est encore une fois durant mon passage dans l’Indie Garden que plusieurs parties avec d’autres personnes se sont enchaînées. Après Hacktag et Graahl, voici Epic Loon, le projet un peu fou de Macrales Studio.

Epic Loon

Epic Loon se présente comme un jeu de plateforme jouable jusque quatre, en coopération ou en compétitif. Si on connait maintenant de nombreux titres de ce genre, celui-ci se démarque par un gameplay très simple et surtout par une direction artistique jamais vue auparavant. Les membres de Macrales ont souhaité réaliser un hommage aux films classiques de la science-fiction et placent donc le joueur dans l’un des quatre univers parodiés. En plus de s’inspirer de Godzilla, Nosferatu, Jurrasic Park ou Alien – des films magnifiques, avouez-le – les natifs de Roubaix entendent vous faire revivre ces longs-métrages d’une drôle de façon car votre but est de foutre un peu le bordel.

Découpé en 350 niveaux, Epic Loon se base sur un principe très simple où les joueurs doivent atteindre une faille blanche (genre celle de Doctor Who) pour passer au tableau suivant. Mais vous l’avez compris, Macrales ne s’est pas contenté de ce système simple car une fois le premier joueur arrivé, la vitesse du jeu augmente. Le plus malin dans tout ça s’explique par le fait que l’aventure se vit à travers une VHS – renseignez-vous sur ce format les jeunes ignorants – visionnée par Joe et celui-ci se rendant compte que quelque chose cloche, décide de rembobiner. C’est tout bête mais ça permet d’accélérer les parties qui pourraient s’éterniser.

Epic Loon

Quatre modes sont disponibles : l’histoire peut se jouer seul ou à plusieurs. Dans ce dernier cas, la coopération sera de mise pour terminer les niveaux, et bien entendu, plus vous irez loin dans le scénario, plus de contenus seront débloqués pour les autres modes. Le mode de bataille est celui sur lequel j’ai passé environ 30 minutes avec les développeurs à Cologne. À bord de 200 niveaux, on se lance dans une bataille dans laquelle il faut atteindre un certain nombre de points en premier. Comme d’habitude il faut passer la faille blanche à l’aide des deux seuls mouvements possibles. Votre personnage en forme de blob peut se transformer et laisser apparaître une sorte de membre qui bouge tout seul comme un pendule. Le second mouvement vient à propulser votre blob dans la direction pointée par le membre. Une fois que quelqu’un est arrivé au bout, la VHS est accélérée, il faut donc se grouiller pour ne pas finir en bouillie et ne rafler aucun point. Autre point important, des modificateurs peuvent être appliqués aux meilleurs à l’image d’un Mario Kart sauf qu’ici, c’est Ça qui les distribue et le simple fait de voir ce clown m’effraie. En plus de tout cela, un mode Speedrun sera de la partie afin de terminer une cassette le plus rapidement, et un mode Hardcore vous demandera de finir une VHS sans mourir (il y a de nombreux pièges et trous dans les niveaux) avec l’avance rapide active sous peine de recommencer depuis le début.

Je ne connaissais pas du tout Epic Loon avant cela (j’ai vu son nom de nombreuses fois mais je voulais garder la surprise) et ce fut un réel étonnement. C’est super drôle, simple d’accès et plaisant pour enchaîner des dizaines de minutes sans se prendre la tête dans la bonne humeur. Le jeu doit sortir d’ici la fin d’année sur PC, PlayStation 4 et Xbox One, et il rentre directement dans la liste des jeux que je sortirai pour une soirée entre potes.

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