Marronnier depuis une dizaine d’années suite au succès de Modern Warfare, Call of Duty tente souvent des choses pour se renouveler. La licence se vend toujours par palettes entières mais sa période de gloire semble révolue. Ce nouvel épisode estampillé Infinite Warfare va-t-il relancer la machine ? Le jeu marchera-t-il mieux car sa version collector contient une version Remastered de Modern Warfare ? François Fillon finira-t-il en prison ?

Ce test est à lire avec l’article « Titanfall 2 ou Call of Duty: Infinite Warfare ? On vous aide : notre test de personnalité spécial printemps » pour plus de détails et de rigolades.

Je n’ai pas la réponse à cette dernière question mais je peux vous aider pour les deux premières. Les derniers épisodes depuis Black Ops premier du nom sont une inconnue pour moi car je n’ai jamais eu l’occasion de les tester. À part un bref aperçu de Black Ops 3 il y a deux ans, mes seules connaissances se résument à des vidéos sur YouTube. Je vais donc juger ce nouveau venu pour ce qu’il est et non le comparer à ses grands frères. Et je peux vous dire que cette jeune pousse est plutôt bien foutue : bien trapue, beau gosse et beau parleur, un Match quasiment systématique sur Tinder (enfin j’imagine, je ne sais pas si ça plaît tant que ça !)

Avec une campagne épique et plutôt longue, je dois avouer avoir beaucoup apprécié les nombreuses batailles mais un peu moins l’histoire car déjà vue. Dans le futur, les humains ont conquis l’espace. Une faction dissidente s’est formée et attaque la Terre. Vous arrivez à vous enfuir et prenez le commandement d’un vaisseau, le Retribution car vous êtes le plus gradé. Cela ne vous empêchera pas de participer à des missions dangereuses dont le but est d’éliminer les grands méchants menés par un Kit Harington (John Snow dans Game of Thrones) au plus bas de son art.

Simple, basique, plutôt efficace mais souvent mauvaise (surtout certains éléments finaux nuls), l’histoire met la part belle à l’action comme peu savent faire. Les combats spatiaux sont cool et rythmés, les phases d’infiltration de vaisseaux ennemis réussies, les combats toujours explosifs, on passe de nombreux bons moments. Infinite Warfare se paie même le luxe de vous offrir une campagne à la carte avec des missions à faire dans l’ordre souhaité afin de débloquer de l’équipement pour les attaques suivantes. Ne vous attendez pas non plus à un espace ouvert, le nombre de missions est restreint et les choix sans conséquence (à part le loot) mais on apprécie l’effort.

Comme d’habitude avec cette licence, on récupère un jeu top qualité, sans bug, sans ralentissement, de l’action en pure 60 FPS. Pour les PCiste, rien de surprenant mais c’est assez rare de le noter pour les consoleux-ses. Niveau musical, rien de transcendant, je ne me souviens même pas du main theme. Le doublage français, quant à lui est plutôt bon, sauf la voix off du multijoueur, tellement irritante qu’on dirait ma propre voix.

Alors que le solo tente quelque chose, le multi reste ultra classique, à tel point que j’ai l’impression qu’il contient les mêmes modes ou même moins de modes par rapport à Black Ops 3, le précédent titre. On retrouve donc du classique avec des matchs en équipe (simple, domination, recherche & destruction, etc.), en chacun pour soi, le tout en mode normal ou hardcore (une balle, un mort, en gros). Il y a des choses un peu plus rigolotes et fraîches comme ce mode « handball » demandant de ramener une balle dans le camp adverse puis de l’envoyer dans le but (ou de rentrer soi-même dans le but, balle à la main, pour plus de points.) Vous trouverez certainement un mode qui vous conviendra mais la grosse erreur d’IW est d’être resté dans sa zone de confort en faisant moins bien que BO3 : pas de mode réellement innovant, mode classé absent et des menus partout à en vomir. Les développeurs de la partie multijoueur ont tellement voulu proposer de choses à débloquer qu’ils ont dû rencontrer des tonnes de problèmes d’ergonomie et cela se voit par l’accumulation de menus et de sous-menus dans tous les sens. Ajoutez à cela votre niveau de soldat, vos niveaux d’armes, le niveau de faction, des micro-transactions et l’âge du capitaine. Vous allez me dire : « oui mais dans Titanfall 2 c’est pareil, il y a autant de jauges ! Noob! ». Je répondrai par un : « oui mais on y comprend quelque chose ! »

Et oui le multijoueur de Call of Duty: Infinite Warfare est peu compréhensible. À force d’ajouter toujours plus de bonus, d’armes et de machins, les créateurs oublient de se concentrer sur le jeu lui-même, à savoir créer quelque chose de d’amusant ou sérieux selon le contexte. Dans ce CoD, c’est tout le temps sérieux, vous tombez régulièrement sur des personnes qui mangent du Call of au petit déjeuner depuis 10 ans. Si on y ajoute un léger déséquilibre dû aux micro-transactions et l’absence d’un mode classé (du moins en décembre, il n’y en avait pas, j’ai revendu le jeu depuis), on ne s’amuse pas vraiment avec un niveau moyen comme le mien et je n’ai pas la patience de dépenser des dizaines d’heures par mois pour me mettre à niveau et m’éclater avec mes potes.

La dose de fun s’est tout de même remplie avec le mode zombies inaugurée dans World at War – que l’on peut qualifier de cinquième épisode, ça remonte ! – Dans une ambiance eighties, avec des stars comme David Hasselhoff (mais si on joue en Français, cela n’a aucun intérêt car il n’y a que sa voix), vous tuez les mangeurs d’Hommes pour gagner de l’argent pour ensuite acheter des armes plus puissantes et ouvrir de nouvelles zones. C’est très rigolo, bien réalisé, il y a de quoi passer de nombreuses heures avant de venir à bout de ce puzzle mortel. L’un des bons points de ce nouvel opus.

Pour en revenir aux questions du début, Infinite Warfare pourrait relancer la machine qui commence à tousser mais cela passera par une grande remise en question de la formule et une révolution rapide sous peine d’être boudé et de faire une « Assassin’s Creed ». Et je ne sais pas si Activision avait confiance en son jeu car nous forcer à acquérir Modern Warfare Remastered uniquement en prenant une version collector est malin mais aussi symptomatique de Call of Duty est maintenant devenu une industrie à part entière et non plus un jeu vidéo où l’on s’amuse.

Fiche du jeu (au 17 mars 2017) :
Titre : Call of Duty: Infinite Warfare
Style : FPS
Développeur : Infinity Ward (États-Unis d’Amérique)
Éditeur : Activision
Sortie : 4 novembre 2016
Plateformes : PlayStation 4, Xbox One et Windows
PEGI : 18 (violence + langage)
Prix : environ 60€
Langues : Français disponible
Site officiel : https://www.callofduty.com/fr/infinitewarfare/

Testé à partir d’une version commerciale dématérialisée sur PlayStation 4. Solo terminé en mode normal, en environ 8 heures. Environ une vingtaine d’heures passées sur le multijoueur. Captures vidéo réalisées par moi-même via la fonction Share de la PS4. Captures d’écran pointant vers un autre site et ne nous appartiennent donc pas.

Test jeu vidéo : Call of Duty: Infinite Warfare sur PlayStation 4
Avec une campagne solo bien réalisée et dotée de bonnes idées, Call of Duty: Infinite Warfare fait office de bon élève, je lui ajoute un point bonus. Par contre son mode multijoueur fait le script minimum à tel point qu'il s'est passé six ans depuis mon dernier achat d'un jeu de la licence et les seules différences viennent du game design avec l'ajout des doubles sauts et consort, et quelques modes de jeu supplémentaires. Dans l'ensemble, un jeu sympa mais le solo et le multi ne se ressemblent tellement pas, je lui ôte donc un point sur la note finale car en dix d'existence sous son format annuel, il ne faut pas abuser.
Les plus
  • La campagne solo maligne
  • Techniquement, rien à redire
  • Le mode zombies toujours autant rigolo
Les moins
  • Un multijoueur fainéant
  • Micro-transactions, DLCs et campagne tarifaire toujours aussi élevée
  • Modern Warfare toujours pas disponible en standalone
68 pour le solo et 6 pour le multi
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